le filet

l'anatomie de la tête du cheval le filet

II. Tête du cheval

Une connaissance des bases de l'anatomie topographique et de l'anatomie fonctionnelle de la tête est primordiale quand il s'agit d'utiliser les mors et les enrênements : c'est sur ces différentes parties que ces montages se fixent et agissent directement.

A. Anatomie superficielle

1) Régions de la tête et rapport avec les parties du filet


Nous allons présenter sous forme de schémas les régions de la tête et comparer avec un schéma de tête de cheval portant un filet.

Il apparaît que les régions en contact avec des parties du filet sont : le front, la nuque, les crêtes faciales, les joues, la région rétro-mandibulaire, les ganaches, mandibules, menton, et enfin, la bouche.

On notera la présence de massifs osseux, repères pour la disposition du filet : l'apophyse zygomatique, la crête faciale.

Nous étudierons donc plus particulièrement ces régions.

Figure 10 et 11 : Régions de la tête et schémas de cheval portant un filet

2) Structures anatomiques superficielles de la tête pouvant interférer avec le filet


Légende : 1 : m. canin - 2 : m. élévateur nasalisation - 3 : m. buccinateur - 4 : tendon du muscle cutané - 5 : m. abaisseur de la lèvre inférieure - 6 : m. zygomatique - 7 : m. élévateur de la lèvre supérieure - 8 : m. malaire - 9 : conduit parotidien - 10 : a et v faciale - 11 : branche bucale du nerf facil - 12 : branche rostrale du nerf auriculotemporal - 13 : a et v faciale traverse + branche faciale transverse du nerf auricolotemporal - 14 : m. masseter - 15 : a et v massorétique - 16 : v auriculaire - 17 : m parotidoauriculaire - 18 : nerf auriculaire - 19 : aile de l'atlas - 20 : glande parotide - 21 : v lingofaciale - 22 : nerf masillaire - 23 : v jugulaire externe

Figure 12 : Structures anatomiques superficielles de la tête du cheval

Directement sous la peau et donc indirectement sous le filet, on retrouve les strucutures suivantes :

  • Les muscles cutanés de la face sont très nombreux (muscle canin, muscle releveur naso-labial, muscle buccinateur, muscle abaisseur de la lèvre inféreiure, muscle zygomatique...), principalement ceux des oreilles, situés sous le frontal et la têtière. Ces muscles sont importants car ce sont les plus mobiles. Ils conditionnent la mobilité des oreilles et donc la vie de relation du cheval. Toute compression pourrait interférer sur l'ouïe et l'équilibre du cheval. Le muscles masseter qui correspond au plat de la joue intervient, lui, dans la mastication.
  • Des structures nerveuses, notamment le nerf facial, qui se trouve en regard des montants du filet, les plexus sensitivo-moteurs (nerf auriculotemporal, infraorbitaire et mental) sont très superficielles. On comprend bien que toute compression, irritation de ces zones provoquera leur hypersensibilité.
  • Les structures vasculaires superficielles sont l'artère et la veine faciale, longées par le conduit parotidien et l'artère et la veine transverses de la face.
  • Enfin, certains éléments osseux sont à mettre en évience : notamment les os nasaux sur lesquels repose la muserolle ainsi que leurs cartilages rostraux.

B. La bouche du cheval

La bouche (d'où le terme synonyme d'embouchure pour les mors), a pour fonction la préhension alimentaire, la mastication, la gustation et le mélange des aliments à la salive. C'est la cavité initiale du tube digestif. Mais elle a aussi une fonction équestre, qui nous intéresse ici. C'est pourquoi, le positionnement d'un corps étranger dans la bouche du cheval déclenche deux informations paradoxales : "manger" et "exercice".

C'est une zone très riche en récepteurs tactiles chez les animaux. Le cheval est particulièrement sensible à ce niveau, le type de mors et la sensibilité du cheval qui y est associé est donc l'essence même de l'utilisation des mors.

C'est pourquoi il est très important de conserver son intégrité et d'habituer progressivement le cheval au mors.

1) Généralités


La bouche est une cavité très allongée :

  • Rostralement, les lèvres supérieurs et inférieures délitent l'orifice buccal par lequel la bouche communique avec l'extérieur. Les lèvres se rejoignent en deux commissures.
  • Caudalement, sa limite est l'isthme du gosier communiquant avec le pharynx.
  • Latéralement, on retrouve les joues.
  • Dorsalement, le palais dur sépare la cavité buccale de la cavité nasale.
  • Enfin, ventralement, le plancher sublingual supporte la langue, qui remplit presque totalement la cavité buccale à l'état de repos.

L'implantation des dents sur les mâchoires supérieures et inférieures divise la cavité buccale en deux : le vestibule entre les parois et les dents, la cavité propre, pratiquement virtuelle.

Mensurations moyennes de la cavité buccale :
  • Profondeur : 45 cm
  • Hauteur : 8-9 cm
  • Largeur : 12-13 cm.

Enfin, la partie interne de la bouche est tapissée par une muqueuse, qui rejoint la peau sur le bord libre des lèvres, et la muqueuse pharyngienne à l'entrée du larynx.

La muqueuse buccale est dermo-papillaire.

2) Les lèvres


Les lèvres sont des replis charnus, musculaires qui interviennent dans la préhension des aliments et ont aussi un rôle tactile.

Structure :

Le support anatomique des lèvres est le muscle orbiculaire de la bouche.

Leur face externe est couverte de peau, de poils fins et de poils longs et durs à fonction tactile. La peau est fine mais résistante. Les poils longs et tactiles sont aussi appelés tentacules. Leurs follicules pileux s'insèrent dans la couche musculaire et sont entourés de sinus veineux. Ces tentacules interviennent dans la détection et le tris des aliments.

Leur face interne est lisse et humide, elle est recouverte par la muqueuse labiale qui contient les glandes salivaires labiales.

De chaque côté, les lèvres supérieures et inférieures se rejoignent et forment les commissures des lèvres. Ces commissures sont situées en regard des barres (environ au milieu), elles sont recouvertes d'une peau très fine et sensible en contact avec les extrémités des canons du mors.

En arrière de la lèvre inférieure se trouve le menton, soutenu par le muscle mental.

3) Les joues


On reconnaît aux joues deux parties.

Rostralement, la poche de la joue en est la partie la plus mobile. Son support anatomique correspond au muscle buccinateur. Lors de la mastication sa contraction repousse les aliments vers la cavité buccale.

Caudalement, le plat de la joue repose lui sur le muscle masséter.

Entre la poche et le plat de la joue cheminent les artères et veines faciales, ainsi que le canal de sténon.

L'espace entre les mâchoires et les joues est appelé sillon jugo-gingival.

Structure :

Extérieurement les joues sont recouvertes d'une peau fine et de poils. Dans la cavité buccale, les joues sont recouvertes de la muqueuse jugale.

4) Le palais dur


Plafond de la cavité buccale, il se prolonge caudalement par le palais mou qui sépare l'oropharynx.

Son intégrité est indispensable à la prise des aliments et des liquides.

Structure :

Le palais dur a pour base osseuse principale le processus palatin de l'os maxillaire. Il est recouvert par une muqueuse kératinisée, qui adhère à l'os par une membrane fibreuse. Cette membrane fibreuse inclut de nombreux sinus veineux dans le tiers antérieur du palais. Ceux-ci permettent au palais une certaine turgescence. Si ces sinus ou la région antérieur du palais sont le siège d'une inflammation, le palais est alors gonflé, c'est ce que l'on appelle le lampas.

La muqueuse du palais dur est constitué d'un raphé médian, d'où partent des crêtes transversales : les crêtes palatines. Celles-ci sont orientées rostre-caudalement. Elles ont pour rôle de faire progresser les aliments vers le fond de la cavité buccale lors de la mastication. Un centimètre en arrière des incisives supérieures, on retrouve les papilles incisives, abouchement du canal incisif. Celui-ci assure la communication entre la cavité orale et nasale.

La muqueuse palatine est épaisse au niveau des crêtes et fine entre. Celui-ci contient un grand nombre de papilles à rôle tactile.

Figure 12 : Le palais

5) La langue


La langue est l'élément central de la bouche. Au repos, elle occupe la quasi totalité de l'espace buccal, et repose dans le canal lingual, délimité par les arcades molaires inférieures. La langue se compose de trois parties : la base, épaisse et fixe, le corps et l'apex, aplati et mobile, avec un léger sillon médian. Le mors repose sur la langue entre l'apex et le corps. En moyenne, la langue mesure 40 cm de long et 6 à 7 cm de haut.

Strucuture :

La langue est un élément majoritairement musculeux (sept muscles), organisé autour d'une structure conjonctivo-fibreuse.

La muqueuse est elle très sensible, et est le siège des organes du goût, du tact.

Dorsalement, cette muqueuse est épaisse et riche en papilles. Ventralement, la muqueuse est beaucoup plus fine et lisse. Elle forme un repli qui la rattache au plancher sublingual et forme ainsi le frein de la langue.

Les papilles de la langue sont des élévations dermiques, recouvertes d'épithélium. Elles sont de nature très différentes.

  • Les papilles filiformes sont présentes sur toute la langue. Elles ne contiennent pas de bourgeons du goût et ont donc uniquement une fonction tactile.
  • Les papilles fongiformes se nomment ainsi car leur partie libre est renflée. Elles se situent surtout sur les côtés du plat de la langue. Elles interviennent dans le goût et le tact.
  • Les papilles circum-vallées sont ainsi nommées car elles se situent dans une invagination (vallum) de la muqueuse. On les retrouve sur la base de la langue. Leur diamètre peut être de 6-7 mm. Au centre, une masse dermique très vascularisée porte des papilles spéciales : les bourgeons du goût.
  • Les papilles foliées se situent près des piliers de la langue et ne rentrent donc pas en contact avec le mors.
  • La langue est donc très irriguée et innervée car elle est très musculeuse et supporte de nombreuses papilles. Les trajets des nerfs et vaisseaux sont très sinueux ce qui éviter les tiraillement durant ses nombreux mouvements.

Figure 14 : La langue

Légende : 1 : entrée de l'oesophage - 2 : plafond du nasopharynx - 3 : palais mou - 4 : cartilages aryténoïdes - 5 : épiglotte - 6 : bords libres du palais mou - 7 : arc palatoglosse - 8 : ton silles linguales - 9 : papilles foliacées - 10 : papilles circum-vallées - 11 : papilles fongiformes

6) Les dents et gencives


Le cheval acquiert une première dentition, dite lactéale, qui est petit à petit remplacée par une dentition définitive. Il faut donc y penser, lorsqu'on "embouche" un jeune cheval, et pour le choix de son mors. En effet, le cheval est débourré et commence donc à travailler avant que toutes ces dents ne soient en place.

On notera : I = incisives, C = canines, Pm = prémolaires, M = molaires

1 an 2 ans 2 ans 1/2 3 ans 3 ans 1/2 4 ans 4 ans 1/2 4 à 5 ans
M1  M2  I1/Pm2  Pm3  I2  Pm4/M3  I3 
Tableau IV : âges d'éruption des dents définitives

Les mâles adultes ont 40 dents et les femelles 36.

Formules dentaires :

Mâles : 2 (I3/3 C1/1 Pm3/3 M4/4) pas de Pm1.

Femelles : 2 (I3/3 C0/0 Pm3/3 M4/4) pas de canine ni de Pm1.

Il existe cependant des exceptions. Les femelles peuvent avoir des canines, elles sont alors dites "bréhaignes". Les mâles peuvent avoir des premières prémolaires (Pm1) maxillaires, appelées dents de loup ou mandibulaires, appelées "dents de cochon" (mais ces dernières sont très rares).

Sur les arcades, l'espace entre la dernière incisive et la première prémolaire est appelé "barre". Chez le mâle, les canines divisent cette région en deux. Les barres tout comme les gencives sont recouvertes de muqueuse buccale épithéliale, épaisse, présentant de nombreuses papilles et richement irriguée. La gencive entoure la dent et participe à sa fixité.

La particularité des dents du cheval réside dans le fait qu'elles sont à croissance continue, ce qui nécessite une usure régulière et homogène. De plus le cheval possède une occlusion particulière :

  • la mandibule est plus étroite que la maxillaire (anisognatisme, au repose, le bord labial des molaires inférieures est en contact avec le bord lingual des molaires supérieures).
  • la maxillaire est légèrement en avant de la mandibule (prognatisme).

Structure d'une dent :

Les dents sont constituées de matériaux solides (l'ivoire ou dentine, l'émail et le cément) et de structures souples (pulpe, bulbe dentaire, ligament alvéolo-dentaire). Elles prennent place dans des alvéoles de l'os maxillaire ou mandibulaire et sont entourées de la gencive. Le passage des vaisseaux ou nerfs vers la pulpe se fait par le forament apical.

  • La dentine délimite la cavité pulpaire avec laquelle elle est reliée par des prolongements cellulaires et des terminaisons nerveuses. Cette structure est calcifiée.
  • La pulpe, occupe la cavité centrale de la dent. Elle est constituée d'un tissus conjonctif de texture mucoïde, riche en vaisseaux et ramifications nerveuses.
  • L'émail est une couche translucid, minérale, sur la partie visible de la dent et qui recouvre la dentine. Elle n'est pas innervée, ni irriguée.
  • Le cément est la substance dure et opaque qui recouvre l'ivoire au niveau des racines. Le cément peut progresser jusqu'à la table dentaire.
  • Au fond de l'alvéole dentaire, la dent est fixée par le ligament alvéole-dentaire. C'est une différenciation de la pulpe, aussi riche en vaisseau et rameaux nerveux.

Figure 15 : Structure de la dent chez le cheval. Exemple d'une incisive

7) Innervation des structures étudiées


Innervation
Motrice  Sensitive 
N. trijumeau Branche mandibulaire

Dents

Lèvre supérieure

Branche maxillaire  Palais (vasomotrice) 

Dents

Palais

Lèvre inférieure

Faisceaux mentonnier  Menton 
N. facial Lèvres
N. Hypoglosse Langue Langue
N. lingual Langue (2/3 rostraux)
N. glosso-pharyngien Langue (base)

Tableau V : Innervation des structures faciales

Nous notons que les parties les plus sensibles de la bouche seraient la langue et les barres.

C. Les articulations clés de la tête

Le crâne possède une articulation externe, appartenant à la nuque et permettant la mobilité de la tête par rapport au cou. Cette articulation (C0-C1-C2) a donc une grande importance dans la locomotion et la vie de relation du cheval.

Les articulations propres sont au nombre de deux : l'Articulation Temporo-Mandibulaire ou ATM et l'articulation hyoïdienne.

1) L'articulation tête encolure : articulation C0/C1/C2

a) L'articulation atlanto-occipitale (C0-C1)

Cette articulation met en jeu deux vertèbres cervicales à conformation particulière : l'occiput et l'atlas.

  • L'occiput (C0) est une vertèbre modifiée annexée au crâne lors du développement foetal. Il possède deux surfaces articulaires très convexes, les condyles occipitaux, de part et d'autre du foramen magnum. Elles répondent aux surfaces articulaires de l'atlas.
  • L'atlas (C1) n'a pas non plus la forme habituelle des vertèbres cervicales. Il n'a pas de corps à proprement parlé, mais un arc ventral et un arc dorsal. L'arc dorsal comprend des processus transverses très élargis : les ailes de l'atlas. L'arc ventral porte caudalement une surface articulaire particulière, la fovéa dentis qui reçoit la dent de l'axis. Crânialement, deux surfaces articulaires, condylaires, concaves, s'articulent avec l'occiput. Caudalement, deux surfaces articulaires planiformes en plus de la fovéa dentis répondent à celle de l'axis.

Cette articulation synoviale comprend comme moyen d'union une capsule articulaire, renforcée latéralement par deux ligaments latéraux. Ces ligaments partagent la capsule en deux membranes, une ventrale et une dorsale, elle même renforcée par des structures fibreuses obliques et croisées.

Les mouvements de la tête par rapport au cou permis par cette articulation sont les mouvements de flexion et extension. Lors de flexion, l'espace atlanto-occipital dorsal s'élargit faisant subir un étirement à la capsule articulaire.

Les mouvements latéraux sont limités. La possibilité de mouvements de rotation est très limitée.

b ) L'articulation atlanco-axiale (C1-C2)

Cette articulation met enjeu l'atlas et l'axis, vertèbre elle aussi modifiée.

L'axis est une vertèbre longue. Elle possède un corps contrairement à l'atlas et un prolongement crânial, la dent de l'axis, hémotronconique, qui se loge dans la fovéa dentis de l'atlas.

Latéralement à la dent de l'axis se trouvent deux surfaces articulaires planes, répondant à celles de l'atlas.

Caudalement, cette vertèbre cervicale possède une fosse vertébrale concave semblable à celles des autres vertèbres cervicales.

L'union de ces deux vertèbres se fait par la membrane atlanto-axiale, sorte de capsule articulaire, qui ferme tout l'espace inter-vertébral. Un ligament atlanto-axial ventral et un dorsal, renforcent cette membrane.

A l'intérieur même de cette articulation, deux structures concourent à la stabilité de l'articulation. La membrane tectoriale, large lame fibreuse, est la continuation du ligament longitudinal dorsal. Elle recouvre la dent de l'axis et la plaque contre l'arc ventral de l'atlas. Elle est très développée chez le cheval. Le ligament longitudinal de la dent est dorsal et plaque lui aussi la dent de l'axis.

La dent de l'axis est en fait un pivot autour duquel tourne l'atlas. Les seuls mouvements permis par cette articulation sont donc des mouvements de rotation.

La combinaison de ces deux articulations permet donc toutes les orientations de la tête du cheval par rapport à l'encolure.

2) L'articulation temporo-mandibulaire


Figure 16 : L'articulation temporo-mandibulaire

La mâchoire inférieure ou mandibule, est articulée à la boite crânienne par l'articulation temporo-mandibulaire (ATM). Cette articulation est une diarthrose dont les surfaces articulaires condylaires de la mandibule correspondent aux articulations condylaire temporales par l'intermédiaire d'un disque. Leurs surfaces articulaires sont étirées transversalement, inclinées dans le même sens que l'usure des dents. L'ATM permet la mastication. Ses surfaces condylaires aplanies permettent majoritairement des mouvements de glissements latéraux et rostro-caudaux. Les mouvements verticaux son limités contrairement à l'homme ou au chier.

3) L'articulation de l'os Hyoïde


L'hyoïde est formé de l'association de plusieurs os et se situe entre les deux branches mandibulaires, il s'articule au crâne avec l'os temporal. Il assure la suspension du phratyns, du laryns et donne attache à la langue. Il intervient particulièrement durant la déglutition.

Le corps ou os basyhyal se prolonge crânialement par le processus lingual chez le cheval : cette structure soutient la langue.

Entre les grandes cornes ou os thyrohyals, se trouve le larynx.

Les petites cornes ou os cératophylles s'articulent avec les os stylohyals qui suspendent les parois du pharynx et sont en rapport avec les parois des poches gutturales.

4) Influence des mors


Tels qu'ils sont positionnés, avec les différents enrênements qui peuvent y être associés, on ne peut que penser qu'ils interfèrent avec les articulations dont nous venons de parler :

De par leur mode d'action :

  • l'ATM est la première articulation sur laquelle peut agir le mors quand il s'appuie sur les barres mandibulaires, son action est de type levier.
  • C0/C1 est la deuxième articulation sur laquelle le mors agit, son rôle étant aussi de contrôler le port de tête et donc l'attitude du cheval.

De par leur montage :

  • Extérieurement, certaines parties du montage (anneaux, poulies, montant de filet...), si elles sont mal réglées, peuvent être à l'origine de compressions ou gênes aux mouvements de la mâchoire.
  • De plus le canon interfère sur la mobilité de la langue et donc de l'appareil hyoïde.

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